Chaque 3° jeudi du mois alternativement à Grâne ou à Chabrillan

Ouvert à tous
adhérents, non adhérents
Grânois,Chabrillanais ou lecteurs des villages alentours
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La prochaine réunion se fera à Chabrillan le jeudi 17 mars

Compte rendu du club lecture du 17/2/22

Présents : Aline, Blandine, Jean-Pierre, Lysiane, Marion, Monique.

Le sujet du jour : la littérature africaine.

Aline a lu avec difficulté le dernier prix Goncourt « la plus secrète histoire des hommes » de Mohamed Mbougar Sarr. L’auteur est un grand amoureux de la littérature. Son style est très intellectuel. Les phrases sont longues, sophistiquées, l’intrigue est compliquée, le vocabulaire savant. Du même auteur « Silence du cœur » sur l’arrivée de migrants en Sicile.

Monique remarque que le sujet est vaste comme le continent et qu’il se ramifie en Europe et en Amérique en raison des déplacements (volontaires ou forcés) des populations pendant des siècles d’esclavage et de colonisation. Par exemple : André Brink est un africain du sud d’origine européenne, Albert Camus est un Algérien né en Algérie mais d’origine Française, Frank Fanon est né en Martinique il est donc français mais devient Algérien en luttant pour l’indépendance de ce pays où il est enterré sous le nom d’Ibrahim Omar Fanon. Léopold Sédar Senghor était président de la République du Sénégal mais aussi membre de l’académie française, Aimé Césaire est martiniquais donc français mais il a créé avec Senghor le mouvement littéraire appelé Négritude.

Monique trouve le livre de Senghor « Ce que je crois » illisible. Elle a bien aimé « Tout s’effondre » de Chinua Achebe qui raconte, dans un village d’afrique précoloniale, l’effondrement d’une civilisation à l’arrivée des missionnaires.

Elle nous conseille vivement la lecture de « Du morne-des-Esses au Djebel » de Raphael Confiant qui parle de la position inconfortable d’officiers martiniquais envoyés en Algérie pour maintenir la colonisation.

Marion a lu « Amkoullel l’enfant Peul » de Amadou Ampâté Bâ.

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2 Enfants peuls

C’est un classique de la littérature africaine mais aussi un roman d’aventure et l’histoire d’un enfant entre deux cultures. Aline aussi a aimé ce roman.

Marion nous parle du roman de Djaïli Amadou Amal « Les impatientes » histoire de mariages forcés de trois femmes africaines pas très….. patientes.

Citations : Patience mes filles ! telle est la seule valeur du mariage et de la vie. Soyez soumises à votre époux. Soyez pour lui une esclave et il vous sera captif !

Marion a trouvé extraordinaire et étonnante l’écriture d’Ali Zamir  dans « Anguille sous roche »

Lysiane a trouvé beaucoup de poésie dans « Les soleils des indépendances » d’Ahmadou kourouma qui parle des espoirs et des déceptions après la décolonisation dans un pays imaginaire. Il écrit en français à la manière d’un conteur africain pour nous faire découvrir les traditions du peuple malinké auquel l’auteur appartient.

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Viel Homme malinké

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Fatou Diome « Le ventre de l’atlantique » c’est son 1er roman. Une femme extraordinaire de courage et de volonté !

Citation : Devenir adulte, c’est oser se retourner et, enfin, faire face aux loups.

Lire également :

« La porte du voyage sans retour » de David Diop. Très bien écrit et agréable à lire et du même auteur « Frère d’âme » histoire d’un tirailleur sénégalais dans les tranchées de 14/18.

Blandine nous conseille « Black bazar » d’Alain Mabanckou

Histoire amusante d’un africain à Paris. Assez belle écriture.

Elle a aussi beaucoup aimé « Le pays des autres » de Leïla Stimani. Une alsacienne et un Marocain partent vivre au Maroc mais ça se passe mal. Marion a aimé « Chanson douce » de la même auteure. C’est l’histoire d’une nounou chez un couple de bobos parisiens.

Aline a lu « Notre Dame du Nil » de Scholastique Mukasonga

Rwanda, début des années 1970. Au lycée Notre-Dame du Nil, près des sources du grand fleuve égyptien, de jeunes filles en fleurs se préparent à devenir de bonnes épouses, de bonnes mères, de bonnes chrétiennes. Mais sous le calme apparent couve la haine raciale. Un quota 'ethnique' limite à 10 % le nombre des élèves tutsi, les persécutions se multiplient et voici que s’approchent les nervis du pouvoir... Rescapée du massacre des Tutsi, Scholastique Mukasonga nous offre une œuvre poignante, où des adolescentes aux mains nues tentent d’échapper à une Histoire monstrueuse. Prix Renaudot 2012

Si vous n’en avez pas assez, vous pouvez lire :

« A l’assaut des vagues de l’atlantique » d’Abasse Ndione. Sur les migrants qui partent sur des pirogues.

Chimamanda Ngosi Adichi « Americanah » et « Note sur le chagrin »

« Il nous faut de nouveaux noms » de NoViolet Bulawayo.

Jean-Pierre signale les Snapshots : Nouvelles voix du Caine

Prize qui regroupe des textes de différents auteurs africains de langue anglaise ayant reçu le Caine Prize

La prochaine réunion se fera à Chabrillan le jeudi 17 mars

La sortie au jardin Zen d’Erik Borja à Beaumont-Monteux pourrait se faire le 16 juin avec pique-nique sur place et réunion du club lecture au retour.